Histoire et présentation de la Fédération
Histoire de la fédération de la Loire
La fédération a été constituée en 1969 à l'initiative des organisations familiales et syndicales de toutes tendances, avec les centres sociaux du département, et en liaison avec les CAF. Les 21 centres sociaux existants, dont les plus anciens avaient été lancés durant les années quarante, étaient fondés sur l'alliance entre les milieux populaires et les classes moyennes. Les pionniers de la fédération considéraient celle-ci comme un levier pour le développement des équipements collectifs dans les ensembles urbains construits ou aménagés durant les années soixante afin de résoudre la crise du logement. Il s'agissait notamment de mobiliser les financements nécessaires pour les actions des centres sociaux en faveur des populations ouvrières et des familles immigrées. De nombreux animateurs socioculturels furent engagés afin d'assurer un appui aux responsables bénévoles. Entre 1969 et 1978, 35 équipements furent implantés dont 32 centres gérés par des associations loi de 1901, et 28 postes d'agents coordonnateurs ou directeurs furent créés. Les buts de la fédération se précisèrent dès le début des années soixante-dix. Ils définissaient un projet d'éducation populaire qui encourageait les activités socioculturelles pour l'épanouissement du corps, de l'intelligence, de la créativité, et favorisait la pratique de la citoyenneté. Attachée à la démocratie participative, la fédération mettait en oeuvre avec ses adhérents le développement de la vie associative locale et la formation requise pour que des habitants puissent piloter des actions d'intérêt général. Elle appliquait enfin les principes de laïcité en facilitant la coopération des personnes et des organisations différentes, dans le respect mutuel des opinions. Cette histoire n'a pas de leçons à donner. Elle permet plutôt de confronter le passé et le présent, produisant ainsi un incessant questionnement qui attise la recherche de sens. La fédération fut le creuset de l'identité collective de ses membres et le garant de l'indépendance de leur réseau. Alors que les engagements d'aujourd'hui reposent davantage sur les compétences et les choix individuels, comment concevoir un réseau fédéral qui permette à chaque personne de contribuer selon sa voie au projet associatif et, en retour, de s'enrichir de sa dimension collective ?